Chez l’agent de constatation, l’admissibilité tient sur cette seule copie. Le QCM qui la précède n’ouvre que la porte : c’est ici que se joue le classement.
Agent de constatation 2027 : les dates, le jour où elles tombent
Dès que la douane publie les dates de la session 2027 — inscriptions, écrit, résultats —, nous vous les écrivons le jour même. Tout de suite par e-mail : le calendrier déjà publié et nos annales corrigées.
- Les calculs
- Taux de sélectivité et évolution en pourcentage, faits pas à pas sur les chiffres du sujet 2025.
- Le graphique
- Les mentions que le jury ne trouve pas sur la plupart des copies.
- La rédaction
- Le plan attendu, tel que le rapport de jury le décrit.
- La copie
- Les consignes de présentation : encre, numérotation, brouillon.
- Le QCM
- Il a lieu le même jour. Les sujets d’agent 2024 et 2022 sont corrigés question par question.
Et c’est une épreuve mal nommée. « Cas pratique » évoque un problème unique à résoudre ; l’énoncé officiel décrit en réalité un travail sur dossier, en plusieurs volets.
Ce que dit la fiche officielle
Vérification de l’aptitude du candidat à « présenter les éléments d’un dossier », sur une thématique contemporaine à caractère social, économique ou financier.
Direction générale des douanes et droits indirects, fiche « Agent de constatation — catégorie C »
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Durée | 3 heures |
| Coefficient | 2 sur 6 au total en branche administrative |
| Phase | Admissibilité |
| Taille du dossier | 15 pages maximum |
| Calculatrice | autorisée |
| Thématique | Contemporaine, à caractère social, économique ou financier |
La calculatrice est autorisée au cas pratique, mais interdite au QCM, qui se déroule le même jour. Sa présence indique que le dossier comporte des données chiffrées à exploiter.
Trois travaux dans une seule épreuve
La fiche officielle décrit un éventail de productions possibles : « la réponse à des questions sur ce dossier, la rédaction d’une synthèse de documents, et le cas échéant la création d’un support de communication opérationnel (fiche, courriel, support de communication) ». Elle fixe aussi une limite au dossier fourni : « Le dossier ne peut excéder quinze pages. »
L’arrêté du 23 mars 2026, applicable dès la session 2026, a réécrit l’intitulé de l’épreuve. Le sujet test officiel le reproduit en page de garde : un dossier « pouvant comporter la réponse à des questions sur ce dossier, la rédaction d’une synthèse de documents et, le cas échéant, l’élaboration d’un support de communication ». Ce sujet test, consacré à l’économie du livre, en donne la forme : deux parties, et plus de partie chiffrée distincte.
Trois questions sur le fonds documentaire, quinze lignes au maximum chacune, puis une quatrième qui demande un exposé structuré en deux parties, deux pages au maximum.
Un projet de document visuel d’une page au maximum, qui synthétise le dossier en quatre thématiques imposées : icônes, textes brefs, graphiques, images et chiffres-clés, tirés du seul fonds documentaire.
Les chiffres ne disparaissent pas pour autant : ils passent dans le document visuel, sous forme de graphiques et de chiffres-clés, et la calculatrice reste autorisée. Le sujet test est accompagné d’une proposition de corrigé officielle, avec un exemple de document visuel.
Jusqu’à la session 2025 : trois parties
Les annales suivent l’ancien format. Les sessions 2024 et 2025 avaient retenu le même découpage en trois parties, avec les mêmes intitulés ; les descriptions ci-dessous sont relevées sur ces deux sujets — le premier portait sur les discriminations dans la fonction publique, le second sur son attractivité.
Quatre questions à partir du fonds documentaire, chacune bornée par un nombre de lignes maximum : 5 puis 10, 10 et 10 en 2025 ; 5, 15, 15 et 5 en 2024. La contrainte varie, le principe non.
Exploiter des données chiffrées. En 2024, lire des tableaux et en tirer des conclusions ; en 2025, construire deux graphiques en barres, calculer des évolutions en pourcentage et des taux de sélectivité arrondis au centième.
Une composition structurée en deux parties, deux pages au maximum, appuyée sur le dossier et sur une réflexion personnelle.
Jusqu’en 2025, la deuxième partie portait sur les chiffres, pas sur la synthèse. Le sujet 2025 demandait de placer les abscisses et les ordonnées, de calculer une évolution en pourcentage arrondie à l’unité, puis un taux de sélectivité arrondi au centième — avant de commenter les résultats obtenus. Celui de 2024 faisait lire des répartitions par catégorie et par versant de la fonction publique.
C’était aussi la partie que le jury jugeait la plus mal traitée. Son rapport 2025 relève que « les graphiques ne sont pas maîtrisés », que « le titre, les abscisses et les ordonnées ne sont pas annotés » et que les calculs de pourcentages et de taux de sélectivité sont « mal maîtrisés ».
La troisième partie est celle qui déroute le plus, et le jury y voit la ligne de partage. Les meilleures copies « se démarquent par la présence d’un plan avec une introduction, une conclusion et des parties équilibrées » ; la majorité, elle, « se contente de survoler la question » en recopiant des idées du dossier sous forme de bloc.
L’épreuve ne teste aucune connaissance douanière. Le dossier porte sur une thématique sociale, économique ou financière contemporaine — pas sur le code des douanes. Un candidat qui passe son temps à réviser la réglementation douanière prépare une épreuve qui n’existe pas à ce stade.
Ce qui est évalué, c’est la capacité à traiter de l’information écrite sous contrainte de temps.
Les deux calculs à savoir faire
Le rapport de jury 2025 relève que les calculs de pourcentages et de taux de sélectivité sont mal maîtrisés, « soit par un manque de connaissance, soit par une confusion dans les différents types de calculs ». Les voici tous les deux, faits sur les chiffres que le sujet 2025 fournissait. Depuis 2026, ces calculs n’ont plus de partie propre : les chiffres du dossier servent le document visuel.
Le taux de sélectivité
Le sujet en donne lui-même la définition, dans une note sous son document n° 3 : « le rapport entre le nombre de présents aux concours et le nombre de postes offerts ». On divise donc les présents par les postes, et non l’inverse.
Taux de sélectivité = candidats présents ÷ postes offerts
| Année | Postes offerts | Candidats présents | Taux, arrondi au centième |
|---|---|---|---|
| 1995 | 43 815 | 618 817 | 14,12 |
| 2005 | 40 986 | 538 395 | 13,14 |
| 2015 | 34 566 | 259 534 | 7,51 |
| 2022 | 35 723 | 151 038 | 4,23 |
Le résultat se lit comme un rapport, pas comme un pourcentage : en 2022, 4,23 candidats présents pour un poste offert, contre 14,12 en 1995. Écrire « 4,23 % » serait faux.
L’évolution en pourcentage
Évolution = (valeur d’arrivée − valeur de départ) ÷ valeur de départ × 100
On divise toujours par la valeur de départ. Sur le même document, les candidats présents passent de 618 817 en 1995 à 151 038 en 2022 : (151 038 − 618 817) ÷ 618 817 × 100 = −75,59 %, soit −76 % arrondi à l’unité. Les postes offerts, eux, passent de 43 815 à 35 723 : −18,47 %.
Le jury applique la même formule dans son propre rapport : 3 976 inscrits au concours externe en 2025 contre 4 897 en 2024, soit −18,81 %.
La confusion que le jury sanctionne : les points et les pourcentages. Quand une part passe de 15 % à 21 %, elle gagne 6 points, et non 6 % ; mesurée en pourcentage, sa hausse est de 40 %. Le dossier 2025 faisait lui-même la distinction : la part des contractuels « a augmenté de 5,0 points, avec une progression des effectifs de 36,6 % ». Deux chiffres, deux calculs, deux unités.
Et l’arrondi demandé fait partie de la réponse : « à l’unité la plus proche » pour l’évolution, « à deux chiffres après la virgule » pour le taux, dans le sujet 2025.
Le graphique : ce que le jury ne trouve pas
Le reproche est précis : « le titre, les abscisses et les ordonnées ne sont pas annotés ». Et la consigne dit elle-même quoi mettre où. En 2025, le premier graphique, à barres horizontales, plaçait « en abscisse le nombre des apprentis et en ordonnée les années » ; le second, à barres verticales, faisait l’inverse, les années en abscisse. Recopier le modèle du premier sur le second coûtait des points.
- Un titre qui dit quoi, où et quand, en reprenant les mots de la consigne.
- Chaque axe à la place que la consigne lui donne, relue avant de tracer.
- Chaque axe nommé, avec son unité : « années », « nombre d’apprentis ».
- Une graduation régulière, tracée à la règle. La règle est autorisée sur la table, et le jury reproche aux copies de ne pas s’en servir.
- La valeur inscrite au bout de chaque barre, pour que le correcteur lise le chiffre sans avoir à le mesurer.
- Le commentaire demandé ensuite, chiffres à l’appui. En 2025, chaque série de calculs était suivie d’une question qui demandait de commenter ou d’expliquer les résultats.
La rédaction : le plan que le jury attend
Le rapport 2025 le rappelle en toutes lettres : l’introduction comporte « une présentation du sujet et une annonce de plan », la conclusion rappelle « les points importants de la démonstration » et ouvre sur des perspectives. C’est pourtant ce qui manque dans « beaucoup de copies ».
Le sujet, lui, donne souvent le plan. En 2025, il demandait d’exposer dans une première partie les mesures déjà engagées par l’État contre le manque d’attractivité de la fonction publique, puis, dans une seconde, celles qui pourraient être développées, en deux pages au maximum.
- Introduction
- Présenter le sujet, puis annoncer les deux parties.
- Partie I
- Ce que la consigne place en premier : en 2025, les mesures déjà engagées. Deux ou trois idées, chacune appuyée sur un document du dossier.
- Partie II
- Ce que la consigne place en second : en 2025, les mesures à développer. C’est ici que la « réflexion personnelle » demandée par le sujet trouve sa place.
- Conclusion
- Rappeler les points importants, puis ouvrir sur une perspective.
Les copies qui se démarquent ont, selon le jury, « des parties équilibrées ». Deux parties de longueur voisine valent mieux qu’une première partie fleuve suivie d’une seconde en trois lignes.
La règle qui change tout : la copie n’est pas toujours ouverte
Les deux écrits — le QCM et le cas pratique — se déroulent le même jour, le 29 septembre pour la session 2026. Mais ils ne sont pas corrigés ensemble.
Le QCM est une épreuve de pré-admissibilité : ses résultats tombent le 16 octobre, ceux de l’admissibilité le 6 novembre. Entre les deux, seules les copies des candidats ayant franchi le QCM sont ouvertes.
Conséquence pratique pour la préparation
Un candidat brillant au cas pratique mais faible au QCM ne verra jamais sa copie corrigée. Le calcul est simple : le QCM ne vaut qu’un coefficient sur six en branche administrative, sur sept en surveillance, mais il commande l’accès à tous les autres.
Cela ne veut pas dire qu’il faut négliger le cas pratique — c’est lui qui construit le classement — mais qu’aucune heure investie sur lui ne sert si le QCM n’est pas assuré d’abord.
Ce que donnent les notes
Le rapport de jury de la session 2025, concours externe à affectation nationale, publie la répartition. 657 candidats sur 658 convoqués se sont présentés — un taux de présence de 99,84 %, sans commune mesure avec celui du QCM.
| Note | Candidats | Part |
|---|---|---|
| 15 et plus | 52 | 7,91 % |
| 12 à 15 | 175 | 26,63 % |
| 10 à 12 | 139 | 21,15 % |
| Moins de 10 | 291 | 44,29 % |
| dont moins de 5 — éliminé | 33 | 5,02 % |
La moyenne s’établit à 10,26 sur 20, avec une meilleure copie à 19 et une plus basse à 0. Un candidat sur vingt est éliminé par cette épreuve, et 239 candidats ont finalement été déclarés admissibles.
Le reproche que le jury répète
Il ne porte pas sur les connaissances. Il porte sur l’écrit : « L’orthographe et la syntaxe sont d’un niveau général très insuffisant. La majorité des candidats ne démontre pas de réelles compétences rédactionnelles. » Le rapport ajoute que trop de copies « manquent de soin », en citant les ratures et l’absence de règle pour souligner.
Sur la partie Questions, la mieux traitée pourtant, il relève que les réponses sont « souvent un copier-coller de paragraphe du fonds documentaire ». La consigne de longueur — cinq ou dix lignes — n’est pas une contrainte de forme : elle oblige à reformuler.
Comment s’y préparer
- S’entraîner sur dossier, pas sur cours. L’épreuve porte sur des documents fournis : la compétence à travailler est la lecture rapide et le tri de l’information, pas la mémorisation.
- Chronométrer dès le premier entraînement. Quinze pages à lire, trois travaux à produire, trois heures : le facteur limitant est le temps, toujours.
- Apprendre les formes administratives. Note, compte rendu, support de communication : ces documents ont des conventions de présentation que l’on peut connaître à l’avance, et qui font gagner du temps le jour J.
- Lire l’actualité économique et sociale, comme pour le résumé de texte du concours de contrôleur. Le champ thématique est le même, et un candidat familier du sujet lit son dossier plus vite.
- Ne pas négliger les questions courtes. Elles paraissent secondaires et rapportent des points sûrs, contrairement au support opérationnel où la note est plus dispersée.
- S’exercer avec une calculatrice, puisqu’elle est autorisée. Un candidat qui ne s’en est jamais servi pendant sa préparation perdra du temps à la manipuler.
Le seuil de 5 sur 20 s’applique. Sur une épreuve à coefficient 2, une copie très incomplète n’affecte pas seulement le classement : elle élimine, quelle que soit la note obtenue au QCM et quel que soit le potentiel du candidat à l’oral.
Le jour de l’épreuve : les consignes de la copie
Elles figurent en deuxième page du sujet, et certaines ne pardonnent pas. Celles de la session 2025 :
- Un stylo foncé, bleu ou noir. Une copie illisible à la numérisation « ne sera pas corrigée », et l’encre effaçable est « fortement déconseillée ».
- Ni surligneur ni stylo de couleur sur la copie. Les surligneurs sont admis sur la table : ils servent à travailler le dossier, pas la copie.
- Un correcteur à ruban plutôt que liquide.
- Chaque feuille numérotée avec le total : 01/05, 02/05, et ainsi de suite.
- L’identification en majuscules sur chaque feuille A3 : nom de naissance, premier prénom, numéro de candidature, date de naissance. Aucune rature dans ce pavé ; une feuille vierge se demande au responsable de salle.
- Le brouillon n’est pas corrigé. Seules les feuilles de composition officielles sont ramassées pour la correction : un graphique resté au brouillon ne rapporte rien.
- La calculatrice : non programmable sans mémoire alphanumérique, ou dotée d’un « mode examen ».
Ces consignes sont celles du sujet 2025. Celles de votre session figurent sur votre propre sujet, et ce sont elles qui s’appliquent.
Le rapport conclut sur le temps : les candidats doivent apprendre à « maîtriser leur temps pour réaliser l’entièreté du sujet ». Une partie laissée blanche coûte plus cher qu’une partie traitée vite.
Et en branche surveillance
L’épreuve est la même dans les deux branches. Ce qui diffère se situe à l’admission : la branche surveillance ajoute une évaluation psychologique non notée et des épreuves physiques à coefficient 1, portant le total à sept coefficients au lieu de six. En 2026, la branche administrative ne recrute que pour la direction générale des finances publiques : la douane n’y offre aucun poste.
Voir aussi
Trois heures ici, mais le concours ne s’arrête pas là : Les épreuves des concours des douanes replace cette copie dans l’ensemble. Quel concours des douanes choisir la compare à ce qu’exigent les deux autres voies. Tout le concours d’agent de constatation des douanes, de l’inscription aux résultats, tient sur une page. Les dates de correction figurent sur le calendrier, et quatre sujets réellement tombés sur Les annales. Le contrôleur des finances publiques passe une épreuve voisine, des réponses à des questions sur un dossier documentaire, avec un avis argumenté à rédiger : l’analyse de dossier.
Agent de constatation 2027 : les dates, le jour où elles tombent
Dès que la douane publie les dates de la session 2027 — inscriptions, écrit, résultats —, nous vous les écrivons le jour même. Tout de suite par e-mail : le calendrier déjà publié et nos annales corrigées.
Sources
- Direction générale des douanes et droits indirects, fiche « Agent de constatation des douanes — catégorie C ».
- Direction générale des douanes et droits indirects, ouverture des inscriptions 2026 du concours commun de catégorie C, branche surveillance.
- Direction générale des douanes et droits indirects, calendrier prévisionnel des concours 2026, mise à jour du 21 mai 2026 — branche administrative.
- Ministères économiques et financiers, sujet test 2026 de l’épreuve d’admissibilité du concours commun de catégorie C — page 1 (intitulé de l’épreuve), page 3 (travail à effectuer), pages 20 à 24 (proposition de corrigé).Après le sujet test, du neuf : Le Premier Galon traite ce sujet en entier, retravaille au nouveau format les dossiers officiels 2025 et 2024 et ajoute trois dossiers d’entraînement inédits, six leçons sur le cas pratique, 79 € payés une fois.
- Arrêté du 23 mars 2026 modifiant l’arrêté du 12 avril 2016 relatif à l’organisation, à la nature et au programme des épreuves des concours pour le recrutement de personnels de catégorie C des ministères économiques et financiers, JORF n° 0074 du 27 mars 2026, texte n° 39 — article 1er, 3°.
- Épreuve écrite d’admissibilité du concours commun de catégorie C des ministères économiques et financiers, année 2025 — document consulté.
- Ministères économiques et financiers, rapport de jury du concours de catégorie C, branche surveillance, affectation nationale, année 2025 — parties III-2 et III-3.
- Ministère de l’Économie, agent de constatation principal des douanes de 2e classe, branche de la surveillance, externe — nature des épreuves et limite de quinze pages du dossier.
- Épreuve écrite d’admissibilité du concours commun de catégorie C, année 2024 — document consulté.
Caractéristiques relevées le 20 août 2026 sur la fiche officielle du concours. Les conseils de préparation relèvent de la méthode et ne figurent dans aucun document réglementaire. Les taux de sélectivité et les évolutions en pourcentage sont calculés par notre rédaction à partir du document n° 3 du sujet 2025 ; les consignes de la copie sont relevées en page 2 du même sujet. Le concours d’agent de constatation étant commun avec la direction générale des finances publiques, les modalités précises de chaque session figurent dans l’arrêté d’ouverture, qui prévaut.