C’est la première épreuve écrite du concours d’inspecteur, et de loin la plus lourde : son coefficient 6 dépasse celui de chacune des deux épreuves à option, et pèse davantage à lui seul que n’importe quel écrit du contrôleur ou de l’agent de constatation.
Ce que demande la consigne
Elle tient en une phrase, identique d’une session à l’autre à l’intitulé du thème près.
« À partir des documents suivants, vous rédigerez une note d’environ quatre pages consacrée à la « mode éphémère (fast-fashion) ». »
Sujet AB1E26V1M, session 2026
La session précédente employait exactement la même formule, sur un autre thème : « une note d’environ 4 pages consacrée aux « polluants éternels » ». L’exercice est donc stable, et le format de rendu connu à l’avance.
L’intitulé officiel de l’épreuve précise le champ : « rédaction d’une note de synthèse à partir d’un dossier relatif aux questions économiques, financières et sociales ». Le même champ thématique que le résumé de texte du contrôleur, mais avec un exercice différent et un dossier au lieu d’un texte.
Les dates, le jour où elles tombent
Convocations, résultats de pré-admissibilité, admissibilité, oraux : chaque publication officielle vous arrive le jour de sa parution. Avec quelques repères de préparation, et de quoi juger notre travail sur pièces.
Ce qu’il y a dans le dossier
Un dossier de presse contemporain, sans commentaire ni appareil critique. Voici celui de la session 2026, reproduit dans l’ordre du sujet.
Trois caractéristiques se lisent dans cette liste, et elles orientent la préparation.
- Les documents sont récents. Le plus ancien date de décembre 2024, pour une épreuve passée début 2026. Huit sur dix sont de l’année 2025.
- Les sources sont hétérogènes. Presse économique et généraliste, site public d’information citoyenne, agence d’État, autorité de contrôle, discours ministériel, institution européenne. Chacune a son registre, et la note doit les articuler sans les traiter comme équivalentes.
- Aucun document n’est douanier. Ni code, ni circulaire, ni rapport de la DGDDI — alors même que le thème 2026 touche de très près le métier.
Le thème 2026 était une question douanière déguisée
Les petits colis du commerce en ligne sont l’un des principaux terrains de la douane aujourd’hui. Nos chiffres de l’administration le montrent : 220,90 millions de télédéclarations de petits colis et 828 millions d’articles importés en 2025.
Un candidat qui connaissait ces chiffres pouvait donner à sa note une profondeur que le seul dossier ne fournissait pas. Le dossier n’en contenait aucun : la valeur ajoutée était à apporter.
Les thèmes des deux dernières sessions
| Session | Thème | Documents | Pages du sujet |
|---|---|---|---|
| 2026 | La mode éphémère (fast-fashion) | 10 | 21 |
| 2025 | Les polluants éternels (PFAS) | 11 | 23 |
Deux thèmes de société à forte composante environnementale et réglementaire, tous deux liés à des politiques publiques en cours d’élaboration. Deux sessions ne font pas une règle, mais elles indiquent où regarder : du côté des sujets dont l’État débat au moment où le sujet est conçu.
Les règles matérielles
- Aucun document personnel. « L’usage de tout matériel autre que le matériel usuel d’écriture et de tout document autre que le support fourni est interdit. »
- Le sujet n’est pas ramassé. Les sujets et les brouillons « ne seront ni ramassés ni corrigés » : on peut y écrire, souligner, annoter sans retenue.
- On ne sort pas avant la deuxième heure. Le sujet l’interdit explicitement. Sur quatre heures, cela laisse deux heures pendant lesquelles rester est obligatoire, et deux pendant lesquelles c’est un choix.
- L’anonymat est strict. Nom, initiales, paraphe, signature ou lieu géographique sur la copie entraînent l’exclusion du concours.
Ce qu’on peut préparer
L’épreuve ne se révise pas au sens habituel : le thème est inconnu, et le dossier fournit la matière. Trois chantiers restent pourtant.
- Le format. Quatre pages, ce n’est ni un résumé ni une dissertation. Le seul moyen de savoir ce que quatre pages contiennent est d’en écrire plusieurs, chronomètre en main.
- La lecture rapide de sources hétérogènes. Vingt et une pages à dépouiller, hiérarchiser et articuler en quatre heures, dont il faut retrancher le temps de rédaction. C’est la compétence réellement mesurée.
- Le fonds d’actualité. Les thèmes sortent des débats publics de l’année précédente. Une revue de presse régulière ne donne pas le sujet, mais elle évite de le découvrir.
La meilleure copie de la session 2025 est publiée par l’administration. Elle figure, avec les sujets des quatre dernières sessions, sur Les annales.
Voir aussi
Les trois autres écrits de l’inspecteur — les deux épreuves à option et la langue — sont détaillés sur Les épreuves du concours d’inspecteur, et l’oral de connaissances sur Finances et gestions publiques. Le poids comparé de toutes les épreuves des trois concours est sur Les épreuves des concours des douanes.
Les dates, le jour où elles tombent
Convocations, résultats de pré-admissibilité, admissibilité, oraux : chaque publication officielle vous arrive le jour de sa parution. Avec quelques repères de préparation, et de quoi juger notre travail sur pièces.
Sources
- Sujet AB1E26V1M, épreuve écrite d’admissibilité n° 1 du concours externe d’inspecteur des douanes, session 2026 — document consulté.
- Épreuve écrite d’admissibilité n° 1, session 2025 — document consulté.
- Direction générale des douanes et droits indirects, fiche « Inspecteur des douanes — catégorie A ».
Consignes, thèmes et listes de documents relevés le 24 août 2026 directement dans les sujets. Les thèmes des sessions antérieures à 2025 n’ont pas été dépouillés : les deux observations ci-dessus ne constituent pas une tendance.